Dans les TPE et PME en croissance, le principal frein à la performance n’est pas le manque d’idées ni l’engagement des équipes.
C’est souvent l’absence d’un cap réellement partagé et d’un espace structuré pour parler du fond.
Les ateliers de co-construction, lorsqu’ils sont bien conçus, permettent précisément cela :
mettre les dirigeants et les équipes autour d’un même sujet, avec un cadre clair, pour transformer une intention stratégique en dynamique collective.

Parmi ces formats, le Speed Boat est emblématique de l’approche CATAPULSE : simple en apparence, mais profondément structurant dans ses effets.
Pourquoi un atelier de co-construction est indispensable au dirigeant
À mesure que l’entreprise grandit, les écarts se creusent :
- entre la vision du dirigeant et la réalité vécue par les équipes,
- entre ce qui est important et ce qui occupe le quotidien,
- entre les efforts fournis et la vitesse réelle d’avancement.
Le dirigeant peut ressentir que “ça rame”, sans toujours identifier pourquoi.
Les équipes, elles, perçoivent souvent les irritants, mais n’ont ni l’espace ni le cadre pour les exprimer utilement.
Un atelier dirigeant de co-construction répond à ce besoin fondamental :
mettre à plat, ensemble, ce qui fait avancer et ce qui freine, sans jugement, sans posture défensive, sans discours descendant.
Le Speed Boat sert précisément ce rôle.
Il crée un langage commun et une représentation partagée de la situation.
Pourquoi le Speed Boat fonctionne là où d’autres formats échouent
Ce type d’atelier n’est pas efficace parce qu’il est ludique.
Il est efficace parce qu’il repose sur trois principes clés du management CATAPULSE.
1. Rendre visible l’invisible
Dans beaucoup d’organisations, les freins sont connus… mais rarement formalisés.
Ils circulent dans les couloirs, les apartés, les non-dits.
Le Speed Boat oblige à rendre ces freins visibles, acceptables, discutables.
Ils ne sont plus des plaintes individuelles, mais des éléments collectifs à traiter.
Cette mise à plat change profondément la posture des équipes :
on ne subit plus, on analyse et on agit.
2. Sortir du jugement pour entrer dans la responsabilité
L’atelier ne cherche pas des coupables.
Il cherche des leviers.
En identifiant à la fois les moteurs et les freins, le collectif comprend que la situation actuelle est le résultat d’un système, pas de personnes isolées.
Cela permet un basculement essentiel :
chacun reprend une part de responsabilité dans l’amélioration du fonctionnement, au lieu d’attendre une décision venue d’en haut.
3. Aligner le management sur la réalité du terrain
Pour le dirigeant, c’est un moment clé.
Il ne s’agit plus d’expliquer la vision, mais de la confronter à la réalité vécue.
Le Speed Boat devient alors un outil de management stratégique :
il permet d’ajuster le cap, de prioriser les sujets structurants et de décider là où l’impact sera réel.
Comment le Speed Boat agit concrètement sur l’organisation
Un atelier de ce type produit plusieurs effets structurants, bien au-delà de la séance elle-même.
Clarification du cap
L’objectif n’est plus une phrase abstraite.
Il devient une destination commune, comprise et appropriée par tous.
Cette clarté est essentielle pour sortir du mode pompier et redonner du sens aux efforts quotidiens.
Identification des vrais points de blocage
Les freins mis en lumière sont rarement ceux que l’on croyait.
Ils touchent souvent :
- l’organisation du travail,
- la circulation de l’information,
- la clarté des rôles,
- les priorités contradictoires,
- les décisions qui n’osent pas être prises.
Le Speed Boat permet de hiérarchiser ces sujets et d’éviter de se disperser.
Passage de la parole à l’action
L’un des risques des temps collectifs est de rester au niveau de l’échange.
Dans l’approche CATAPULSE, l’atelier est conçu comme un point de départ, pas comme une fin.
Les actions qui émergent sont directement reliées aux moteurs et aux freins identifiés.
Elles sont concrètes, pilotées et intégrées dans le quotidien.

Un atelier dirigeant au service du management, pas de l’animation
Le Speed Boat n’est pas un outil d’animation d’équipe.
C’est un outil de management collectif.
Il permet au dirigeant de :
- reprendre sa place de pilote,
- créer un cadre de dialogue structuré,
- responsabiliser sans infantiliser,
- engager sans imposer,
- décider sans porter seul.
C’est exactement l’esprit des ateliers CATAPULSE :
des formats sobres, exigeants, orientés impact, qui servent la transformation de l’organisation.
Conclusion
Un atelier de co-construction comme le Speed Boat n’a de valeur que s’il s’inscrit dans une démarche plus large.
Pris isolément, c’est un moment intéressant.
Intégré dans une approche de management structurée, c’est un véritable accélérateur de maturité collective.
Chez CATAPULSE, ces ateliers sont pensés comme des leviers pour :
- aligner le cap,
- libérer la parole utile,
- responsabiliser les équipes,
- et permettre au dirigeant de sortir de la gestion au jour le jour.
Ce n’est pas l’outil qui fait la différence.
C’est l’intention managériale et le cadre dans lequel il est utilisé.